Ainsi,
je rends les campagnes de pêche très inégales, au fil des
années. En
dépit des sautes de production, je continue encore, pendant une dizaine
d'années, à représenter la majeure partie des apports de
poissons en Vendée.
Vers
1915, le nombre de bateaux, et par conséquent celui des marins sardiniers,
est en nette régression. L'hivers est rigoureux et les nombreuses tempêtes
ne permettent pas de sortir en mer. Les équipages attendent alors, avec
impatience, l'arrivée des premiers beaux jours pour sortir à la
pêche de mes grands-mères, ce qui va permettre de payer enfin des
dettes accumulées pendant la mauvaise saison. La venue près des
côtes de troupes de marsouins, ou bien la présence de mouettes et

goélands
en grand nombre sur cette zone donnée, annonce à coup sûr
l'arrivée en abondance des membres de ma smala dans le secteur, alors très
vite, les bateaux appareillent et rejoignent les lieux de pêche.